FAUBOURG SAINT-JEAN-BAPTISTE

Dès le début du régime français, l’espace qui deviendra le faubourg Saint-Jean (aujourd’hui le Quartier Saint-Jean Baptiste) est couvert de terres agricoles. Jusqu’en 1790, les terres du coteau Sainte-Geneviève appartiennent à quelques grands propriétaires qui les exploitent. Les Ursulines et les Hospitalières de l’Hôtel-Dieu se partagent la plus grande partie du territoire.

Dès le début du régime français, l’espace qui deviendra le faubourg Saint-Jean (aujourd’hui le Quartier Saint-Jean Baptiste) est couvert de terres agricoles. Jusqu’en 1790, les terres du coteau Sainte-Geneviève appartiennent à quelques grands propriétaires qui les exploitent. Les Ursulines et les Hospitalières de l’Hôtel-Dieu se partagent la plus grande partie du territoire.

En 1792, le faubourg Saint-Jean était compris dans le quadrilatère formé par les rues Saint-Joachim, Richelieu, la Côte Sainte-Geneviève et la limite des glacis. La population était alors de 845 habitants. En 1798 s’ajoute la rue Saint-Olivier et la population augmente à 1 245 habitants.

Le faubourg Saint-Jean s’établi donc au porte de la vieille ville et prend naissance à l’emplacement de la Place d’Youville, le long du chemin du Roi. Ce chemin, devenu depuis la rue Saint-Jean, reliait Québec à Montréal dès 1734.  M. Moisan a passé son enfance dans le faubourg Saint-Jean, au nord de la Haute-Ville, à l’époque où la rue Artillerie se nommait Artillery, la rue St-Michel St-Michael et la rue Saint-Jean St-John Without, c’est-à-dire, hors-les-murs. Nul doute que Moisan rêvait depuis longtemps d’établir un commerce sur cette rue très achalandée.

Entre 1815 et 1860, on estime à un million le nombre d’immigrants européens qui débarquent à Québec. La plupart s’établiront au Haut-Canada et aux États–Unis. Pendant cette période, la population de la Ville passe de 15 000 habitants à 50 000. Cependant, un certain nombre d’immigrants, surtout des Irlandais, y élisent domicile à tel point qu’en 1861, 40 % des citoyens de Québec parlent anglais. Dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, la plupart des Irlandais s’installent rues O’Connell, St-Patrick et Scott.

Passage et porte d’entrée, la rue Saint-Jean, l’une des plus anciennes rues du pays, a conservé ces rôles tout en maintenant au fil du temps, une vie commerciale animée et enracinée dans la communauté du faubourg.

Aujourd’hui, le quartier Saint-Jean Baptiste demeure encore un lieu privilégié des gens de la Ville de Québec et des banlieusards, qui viennent s’y promener, magasiner et flâner. Tous y retrouvent un coin agréable où l’on peut s’exprimer dans un milieu culturel unique au Québec et au Canada. Les témoignages des touristes, tant européens qu’américains, confirment ce caractère unique. Une simple visite à l’épicerie J.A.. Moisan et le temps de s’y imprégner de son atmosphère convainc les visiteurs qu’ils sont dans un quartier exceptionnel.